Abstract :
[en] In response to the growing imperative of digital sobriety, its integration into educational practices remains limited, particularly at the secondary school level. This case study aims to evaluate the effects of a pedagogical intervention focused on digital sobriety, implemented with 81 pupils aged 12 to 14 in the Fédération Wallonie-Bruxelles, Belgium. Grounded in a socio-constructivist approach, the teaching sequence relied on active learning strategies and incorporated the animated film WALL·E as a narrative and emotional trigger to foster ecological awareness. Three core dimensions were analyzed: the development of pupils’ knowledge, the evolution of responsible digital practices, and learners’ perceptions of the pedagogical approach. The results reveal a significant improvement in pupils’ understanding of digital sobriety, with an average relative gain of 51.58%. This progression was consistent across both educational levels (1st and 2nd year of secondary school). Findings also indicate positive changes in self-reported digital behaviors, especially regarding energy management, technology consumption, and communication practices. According to pupils, the WALL·E excerpts and educational games were among the most appreciated components. While the study presents certain methodological limitations (absence of a control group, self-reported data), it highlights the potential of a pedagogical approach rooted in active participation, dialogue, and co-construction to foster education for digital sobriety from early secondary education onward.
[fr] Face à l’impératif croissant de sobriété numérique, son intégration dans les pratiques éducatives demeure encore limitée, en particulier dans l’enseignement secondaire. Cette étude de cas vise à évaluer les effets d’une intervention pédagogique centrée sur la sobriété numérique, mise en œuvre auprès de 81 élèves âgés de 12 à 14 ans en Fédération Wallonie-Bruxelles (Belgique). Ancrée dans une approche socioconstructiviste, la séquence d’enseignement reposait sur des stratégies d’apprentissage actif et mobilisait le film d’animation WALL·E comme déclencheur narratif et émotionnel afin de favoriser une prise de conscience écologique. Trois dimensions principales ont été analysées : le développement des connaissances des élèves, l’évolution des pratiques numériques responsables et les perceptions des apprenants à l’égard du dispositif pédagogique.
Les résultats révèlent une amélioration significative de la compréhension de la sobriété numérique chez les élèves, avec un gain relatif moyen de 51,58 %. Cette progression s’est révélée cohérente dans les deux niveaux scolaires étudiés (1re et 2e année du secondaire). Les résultats mettent également en évidence des évolutions positives des comportements numériques déclarés, notamment en matière de gestion de l’énergie, de consommation technologique et de pratiques de communication. Selon les élèves, les extraits de WALL·E et les jeux pédagogiques comptaient parmi les composantes les plus appréciées du dispositif.
Bien que cette étude présente certaines limites méthodologiques (absence de groupe contrôle, recours à des données auto-rapportées), elle souligne le potentiel d’une approche pédagogique fondée sur la participation active, le dialogue et la co-construction pour développer une éducation à la sobriété numérique dès le début de l’enseignement secondaire.